Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

NOTE: So, I’ve been thinking a lot about whether I should review foreign language books that have not been translated into English on this blog and I’ve decided to do it. This blog (as happy as I am that people are reading it and commenting on my posts) is first and foremost a way for me to keep track of all of the books I read and to crystallise my thoughts on them. Foreign language titles make up a significant proportion of the books I read, yet they have been very neglected on this blog. Here goes my effort to change this! I’ve decided to write this review in French because it is a French book that is unlikely to be translated into English and I just don’t really see the point in rambling about it in English. My apologies to those of you who don’t speak French!

Résumé du livre:

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Après avoir entendu d’excellents commentaires des Fiancés de l’Hiver – j’ai l’impression que tout le monde a eu un coup de coeur pour ce roman – j’en attendais beaucoup. Malheureusement, je suis ressortie de cette lecture extrêmement mitigée et triste d’avoir trouvé tant de problèmes à ce roman, alors que la plupart des autres lecteurs ne les ont pas perçus ainsi.

Ceci dit, si j’avais vraiment tout détesté, j’aurais abandonné cette lecture et alors, je vais commencer tout de même par le positif. Tout d’abord, j’ai trouvé que l’univers était très intéressant et m’a enchanté dès les premières pages. En particulier, j’ai beacoup aimé l’atmosphère du Pôle. De plus, le début et la fin de l’histoire étaient intéressants et captivants. Cependant, mis à part le début et la fin, j’ai trouvé que le roman était extrêmement lent, et je ne parvenais pas à m’intéresser à ce qui se passait. Au milieu de ce livre, il y avait donc un grand passage à vide (d’environ 400 pages) et je me suis forcée à lire. Tout de même, la fin était bonne et m’a donné envie de lire le deuxième tome (ok, pas vraiment, mais bon).

Et maintenant pour le négatif.

  1. J’ai trouvé que les personnages étaient tous caricaturaux. À mon avis, Ophélie n’a que très peu de personnalité, et elle est caractérisée de manière très enfantine tout au long du roman. Je ne sais pas si cela vient de sa “personnalité” (encore fût-il qu’elle en ait une) ou du style de l’écriture, mais je n’ai jamais eu l’impression de suivre les aventures d’une jeune fille. Son extrême naïveté et sa propension à subir ce qui lui arrive m’a profondément agacée, même si elle “résiste” à sa manière. Alors d’accord, elle a légèrement évolué en fin d’histoire, mais franchement, pas assez pour que cela n’ait un impact vraiment positif. De plus, toutes les femmes dans ce livre (mis à part Ophélie et sa tante) sont présentées comme des garces (je cite) ou des frivoles sans aucun intérêt. Beurk.
  2. Je déteste que Christelle Dabos présente toutes les femmes sauf l’héroïne et sa tante comme des adultères, en essayant de montrer à quel point Ophélie est “pure”. S’il y a quelque chose que je déteste, c’est quand on me force à apprécier une héroïne en essayant de me faire croire que sa “pureté” équivaut à ce qu’une femme se doit d’être. Non, juste NON.
  3. Quant au personnage de Thorn, ténébreux, indifférent, j’aurai franchement pu faire sans… Je comprends tout à fait qu’il a eu une vie difficile, mais je ne vois pas comment je suis supposée de l’apprécier. La partie la plus drôle reste le moment où il dit à Ophélie qu’il commence à « s’habituer à elle » et qu’elle interprète ceci comme une déclaration de son amour pour elle. MAIS SUR QUELLE PLANÈTE VIT-ELLE? Ce n’est pas de l’amour et tout ça me donne envie de vomir.

En bref, Les Fiancés de l’Hiver était une grande déception pour moi. Une héroïne qui s’oublie facilement, un monde sexiste, un personnage masculin insupportable et une intrigue qui avance à une vitesse d’escargot – tout cela m’a énnervé énormément. Cependant, ce livre avait tant, tant de potentiel et c’est cela qui me rend vraiment triste. Les animistes, le Pole, tout était là pour nous envoûter dans une histoire fantastique, mais le résultat n’était pas à la hauteur de mes espérances. 

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ? A votre avis, devrais-je persévérer et lire Les Disparus du Clairdelune

~Anna

Advertisements

Neverwhere – Neil Gaiman

Summary from Goodreads:

Under the streets of London there’s a place most people could never even dream of. A city of monsters and saints, murderers and angels, knights in armour and pale girls in black velvet. This is the city of the people who have fallen between the cracks.

Richard Mayhew, a young businessman, is going to find out more than enough about this other London. A single act of kindness catapults him out of his workday existence and into a world that is at once eerily familiar and utterly bizarre. And a strange destiny awaits him down here, beneath his native city: Neverwhere.

Everyone has their opinions on Neil Gaiman, but I personally think he’s great and I really enjoyed reading this book. In particular, I think Gaiman has a real talent for seamlessly blending the mundane and the fantastical. In Neverwhere, Gaiman takes the people that you see every day in large cities, the ones you ignore and turn your heads from – the ones on the side of the road holding out empty cans, the ones muttering to themselves, the ones covered in filth and grime that you pretend not to see – and he creates a whole new world around them that is completely ignored by the inhabitants of London Above.

This world beneath London is terrifying – it’s full of sewage, grime, and monsters (both human and not-so-human). It is a world where old and new converge and time is relative, where there are regal rats and loyal rat-speakers who serve them, where darkness and shadows can come alive, and where thousand-year-old secrets are kept. This world is incredibly imaginative and Gaiman makes it seem just as real as the London that exists above it.

My main criticisms of this book are about the characters, specifically the main character. Richard is honestly the most useless noodle of a character I can think of. He is unbelievably passive and just, well, totally useless! By the end of the book he becomes ever so slightly less useless – maybe a worthless potato as opposed to a noodle. A little more substance, but still more like a foodstuff than an actual human being. Now I don’t need to like the protagonist to like the book, but Richard honestly made me want to throw this book against a wall. The other characters are vastly more interesting, but unfortunately we don’t really get to see any real character development, which is a bit disappointing.

All in all though, I thought this book was good fun! The world-building is fantastic, it’s funny, and it kept me up at night reading. It’s by no means a literary masterpiece, but it might make you think twice about those people who you often pretend don’t exist. Recommended.

Have you read Neverwhere? Or any of Neil Gaiman’s other books? What do you think of him? Would love to hear from you. 🙂

~Anna